Santa Clara, la ville du CHE et de la révolution : fin ou début d’une prison?

Pour commencer, parlons de notre plus gros point d’attraction de notre periple à santa Clara : ce chiotte. Attaqués l’un apres l’autre par la tourista, nous passons en effet plus de temps sur ce toilette que dans les rues de Santa Clara ?.

La ville n’est pas exceptionelle comparé à Trinidad. Il s’agit de la ville du CHE : statues, places, musés à son éffigie et à la representation de la révolution.
C’est ici que le CHE a ete missionné pour lever une armée de revolutionnaires. Et c’est ici aussi qu’eu lieux sa premiere victoire : l’attaque d’un train remplit d’explosifs et d’armes.

En se battant pour acceder au wifi, nous rencontrons un jeune étudiant en medecine d’origine congolaise et cubaine, qui, en entendant notre francais, se met à nous parler. Tout de suite, on lui fait comprendre notre desarois, cette complexité à acceder au wifi : faire la queue aupres de centres de l’etat pour acheter des cartes et ensuite se regrouper dans un parc avec bornes pour se connecter à un signal souvent faible. C’est tellement different de nos pays occidentaux…
Et la « Emmanuel » nous exprime le fait de ne pas pouvoir parler au sein de cette structure (etat) et nous propose de parler mais dehors.
Une fois à l’exterieur, le jeune homme nous explique que des cameras filment et enregistrent tous les faits et gestes des cubains. Si l’un emet des idées revolutionnaires, il est directement arrété. Il nous confirme ce sentiment que l’on avait déja : omnipresence de l’etat. Tout est en effet controlé, nos passeports sont demandés lorsque l’on achete une carte wifi pour tracer ce que l’on fait, ils nous sont egalement demandés lors de chacun de nos séjours en maison d’hotes. On ne se sent pas libre. Et c’est ce que nous confirme ce jeune cubain.

Finalement, le CHE, qu’ils admirent tant leur a permis d’etre libre mais à quel prix ? L’autorité d’un parti totalitaire comme celui de Castro, n’est il pas une autre sorte de prison?

Alors oui, il est vrai que tout cubain beneficie d’un confort social, celui de l’ecole gratuite, de la santé et de cartes de rationnements chaque début de mois (de quoi ne pas mourir de faim). Mais l’accès à la richesse est completement interdite: les palais sont detruits ou inabités, tous les produits alimentaires sont commercialisés et monopolisés par l’etat, il n’y a casi pas de sociétés privées, l’entreprenariat est casi impossible. Toute la population active (salarié) appartient à l’état et un medecin est payé pratiquement le même salaire qu’un caissier. C’est disons très curieux de vivre dans ce genre de contexte, tellement différent de nos sociétés de consomation et de libertés…

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