
Plus d’un mois que nous sommes itinérants
Il y a eu la premiere étape. Lorsque l’on est partit de Cuba après 10 jours de voyage, on s’est rendus compte qu’on ne rentrait pas chez nous (même si on n’a plus de chez nous😉) mais qu’on allait au Brésil.
C’est à ce moment, et avec une particulière exitation, qu’on a prit conscience que nous n’étions pas en vacances mais bel et bien en voyage et qu’il y en avait encore pour plus de 12 mois.
Partir un an est différent de « partir en vacances ». En vacances, au vu de la durée assez courte du séjour, on passe son temps à découvrir; chaque jour est crucial et on évite d’en perdre un. Quand on part pour un an, on est comme en « vacances » les 10 premiers jours, on visite beaucoup et on surcharge nos journées mais impossible de tenir ce rythme pendant un an. Très vite on ralentit la cadence avec des journées pleines mais également des journées off (farniente, plage, jeux de cartes, séries, films, …). On ressent aussi parfois le besoin de se poser et de rester plus de 2 nuits quelque part. A rio, on est resté 6 nuits. Le retour à une ville developpée après 10 jours à Cuba nous a fait du bien.
L’organisation
On s’organise beaucoup « à l’arache ». Seuls nos billets d’avion sont réservés. Autant dire qu’il n’y en a aucun de prévu en interne en amérique Latine (Arrivé au brésil en octobre, départ de Buenos Aires, fin janvier). Nous reservons nos nuits via Airbnb à J-1. Cuba faisant exception, absence d’internet oblige. Nous nous logions au gré des solicitations des Cubains dans la rue. Nous reservons les bus ou vols internes également à la derniere minute. Ceci nous permet d’etre souple et de pouvoir rester 1 ou plusieurs nuits, sans contraintes. Seul contrepartie , il nous ai arrivé d’attendre plus de 4heures à un terminal de bus faute de places disponibles. Mais on prend notre mal en patience, on surf s’il y a du wifi, on lit, on joue aux cartes, bref on s’occupe ;). Attendre fait partie de notre quotidien. Que ce soit dans un terminal de bus ou d’aéroport (car billets pas chers = beaucoup d’heures d’escales), dans un bus, dans un avion, dans un bateau. Nos extrêmes pour le moment ont été : 14 heures d’escales à Bogota ou 37 heures de bateau pour traverser l’amazonie (où en ce moment même j’écris et ou mich est en train de devenir fou 😜). On trouve des ocupations, fous rires, grandes discussions, écriture, lecture, jeux de cartes, séries, films… On commence a étre habitués. Ça fait partie du voyage !
Pour nous guider
Nous avons téléchargé les guides (routard ou lonely planet en fonction des pays) en version iPone et iPad et ceux-ci nous guident beaucoup lors de nos arrivées dans les villes. Ce qu’il y a à faire, où sortir, ….
Pous se repérer, on utilise une app géniale : Maps.me . L’application est comme google maps mais n’a pas besoin de connection wifi. Elle nous géolocalise grâce à la boussole de nos iPhones. Avant d’arriver dans une ville, Mich télécharge la carte et nous pouvons nous déplacer ainsi très facilement, sans se perdre et sans même être connecté à internet.
Le confort
Gros point du voyage. Il est clair que jusqu’à maintenant, nous n’avons jamais retrouvé le confort que l’on avait dans notre « chez nous » mais c’est le jeu et on le savait dès le départ. Les lits, les endroits pas forcement très propres, le manque d’eau chaude et parfois d’eau tout court. Certes, parfois c’est dur, on râle, mais on en rigole beaucoup ;). On apprécie d’autant plus lorsqu’on s’installe dans un endroit avec un peu plus de confort. Une eau chaude nous parrait parfois magique!
L’alimentation
On touche un sujet sensible. Nous ne mangeons certainement pas comme en France. Les bons petits plats, le beurre, le saussisson, le fromage, le vin rouge, … parfois nous manquent un peu. Mich a perdu 5 kilos, moi 4. La nourriture est moins une priorité, nous mangeons moins et bougeons beaucoup. On adopte une vie de nomade. On est aussi attaqués par les touristas locales qui font malheureusement partie de notre quotidien ;). Mais pareil on en rigole !
S’impregner d’un pays, d’une ville
Notre arrivée dans un nouveau pays ou nouvelle ville est très exitante. On adore ce côté « nouveauté », des tous premiers moments où l’on découvre la langue, la monnaie, les magasins, les voitures, les habitants, les constructions, leur vie.
Il nous faut en moyenne 1 jour pour s’impregner d’une ville et 10 jours d’un pays. « S’impregner » signifie comprendre les gens, leurs codes, appréhender leurs réactions, comment ils vivent, s’habituer à leur fonctionnement. Une fois passé cette barrière, on se sent plus «chez nous», plus à l’aise.
Nos sacs à dos
Un sac à dos de 12 Kilos pour plusieurs mois de voyage… Ça parrait dingue avant de partir. Mais finalement c’est facilement viable en cours de route. On se rend compte que le minimum nous suffit. On se tape des fous rires lorsque Michel s’habille le soir en disant « voila, j’ai ma tenue de soirée, on peut y aller! » ou « petite nouveauté dans ma tenue de soirée, ce soir, je mets un pull! Youhou! ». Car on met toujours les memes choses mais on change toujours d’endroit donc personne le voit 😉