Les Favelas : petits berceaux de Rio

Commençons par quelques chiffres :
– 1020 Favelas à Rio
– 30 % seulement de pacifiées
– 5000 habitants en moyenne par Favela
– 1881, premières Favelas à Rio

Rio, c’est de belles plages certes, comme Copacabana, mais c’est aussi les Favelas. Berceaux de la ville, elles font parties intégrantes de la culture et de la particularité de Rio. Il s’agit de son passé et de son présent. Bidonvilles, concentration de drogue, violence et reperts de mafiosos, la pacification des favelas est un long chemin qu’entretient très serieusement le gouvernement Brésilien.

Mais nous ne pouvions pas visiter Rio sans passer par une Favela. Nous nous rendons donc à « Botafogo » un quartier plutôt branché de Rio et nous cherchons une Favela pacifiée, dont le nom est Santa Marta ( où à été tourné le clip « They don’t care about us » de M. Jackson). Après quelques minutes de marche (notre specialité à Rio), c’est en levant la tête que nous aperçevons cette montagne immense peuplée de milliers de maisonnettes multicolores. C’est assez impréssionnant vu d’en bas.

Nous parlons donc à Elias, guide tenant une guitoune en bas de la Favela, parlant Espagnol, et négocions le prix de la visite. S’agissant d’une Favela pacifiée, la police travaille avec des organismes de tourismes « Tourio » permettant un accès plus sécurisé.
Elias, qui a grandit dans cette Favela, nous fait donc prendre le funiculaire, complètement  gratuit, mis en place par le gouvernement, qui permet aux habitants d’accéder à leurs casas plus facilement.

 

Nous attendons 30 minutes (car problème d’electricité, chose qui arrive apparement souvent) devant cet ascenceur assez special : pleins de couleurs, des briques avec les noms des familles de la Favela. On se retrouve au millieu de la population, et le moins que l’on puisse dire c’est qu’on ne se sent pas chez nous. Mais très vite, les mamas du funiculaire et le guide nous mettent à l’aise. Ils se connaissent tous, parlent, se racontent leur vie dans une ambiance populaire.

Le funiculaire nous enmène tout en haut de cette montagne, très proche du Corcovado (donc très haut!). Première chose que l’on voit : un stade de foot bien sûr, puis un commissariat de police ( il y en a 3 sur la favela), une vue imprenable sur tout Rio, et des grafitis representants la Favela et son histoire, ceux ci décorent et apportent de la couleur.
Nous suivons Elias dans un labyrinthe de minuscules ruelles avec petites maisons et marches très hautes. Les casas ont été construites en partant du haut de la montagne vers le bas. Donc nous parcourons la favela du plus ancien au plus récent : De constructions en conserves et en taules aux constructions en parpeins.
Nous passons devant une école qui va jusqu’à la primaire (l’école est gratuite au Brésil), un conservatoire de musique, une salle de danse, une salle de sport et de petites épiceries. Un petit village dans la ville.
Clou de la visite, Elias nous fait pénetrer dans sa maison, et nous découvrons un standing de vie loin des clichés imaginés. Cette maisonnette est étroite mais dispose d’un réel confort (écran plat, canapé, machine à laver, frigo américain et même un Perroquet!). Comme quoi, des disparités existent aussi, même au sein d’une Favela ?.

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