
Nous quittons les fermes et reprenons la route en direction de Syndey à la recherche d’un travail coûte que coûte. Après 2 jours de route et malgré une voiture qui se met a fumer à l’arrivée, on arrive tant bien que mal au champ de course de Sydney (Randwick) pour un entretien que l’on avait décroché la veille par téléphone. Sauf que l’orsque l’on se presente pour le RDV, l’écurie en question nous reçoit en nous disant clairement qu’il ne recherche plus de travailleurs…. Au moins c’est « cash »! Ça n’en reste pas moins un coup dur après la galère que l’on vient de traverser et surtout tout l’espoir qu’on avait mis sur cet entretien. Heureusement, le champ de course est entouré d’une dizaine d’écuries, et après 2-3 refus, alors que l’on n’y croyait plus, on arrive à accrocher avec un recruteur et à decrocher un poste ! Ouf ! Les contrats sont imprimés dans la foulé et le manager nous propose de commencer le lendemain. Quelle rapidité … Vive l’australie.
Autant le dire de suite, on est suréxités à l’idée d’avoir décroché un job en Australie, mais c’est pas le travail de l’année. Nos premiers pas dans ce travail nous le confirme très rapidement. Notre mission consiste à netoyer les boxes des chevaux, c’est a dire retourner des kilos de litière (sciure de bois), enlever toutes sortes d’excréments, remettre de la nouvelle litière en faisant rouler des poubelles de plus de 60 kilos, vider des gamelles d’eau qui pesent une tonne…. Pour courroner le tout, les horaires sont en plus très compliquées : 4-9h du mat puis 2-4h de l’aprem. Le tout sous les cris d’une manager insuportable avec un anglais imbuvable. Sans parler de l’impressionnante carrure des étalons qui au début peuvent faire peur. Il ne s’agit pas du tout d’un poney club. On est confronté à des chevaux surprotéinés et pas forcement dociles.
Heureusement, après une semaine, nous prenons en experience et en assurance et nous apprenons à manipuler les chevaux. Le travail devient plus sympa et consiste à les doucher après leur entrainement, les promener, les faire marcher, les enmener à la piscine, … Le seul hic, qui dit plus de proximité, dit plus de danger.
Pour aller au bout de la galère, après le travail, nous attend une vie un peu particulière : on se retrouve à vivre dans une voiture. Pour rembourser le 4×4 non reparable et qui nous a couté 1600$. Mich a la bonne idée de vivre dedans ! Nous vivons donc en plein hiver sur le parking du champ de course. Entre douches volées dans des toilettes handicapés, lit remplit de foins, cuisiner dans 2 mètres carrés et reveil à 3h30 tous les jours, on essaye de garder le sourir et la bonne humeur mais ça reste, certains matins un peu compliqué.
Puis, vient le temps, de la semaine bénite. Le dimanche la France est championne du monde et le mardi, nous rencontrons 2 françaises qui rejoignent notre écurie. On fait connaissance, puis on comprend qu’elles s’apprêtent à rejoindre l’accomodation située dans l’écurie. Et, c’est avec toute simplicité qu’elles nous proposent de partager la chambre qu’elles etaient sur le point de louer. Proposition auquelle je réponds avec un grand « OUI ! », malgre la tristesse de Mich qui s’était lancé le défi de vivre 3 mois dans une voiture 😕! Finit la voiture, finit les douches dans les toilettes handicapés de l’hypermarché d’en face, finit le reveil à 3h30 dans une voituire gelée, finit de cuisiner sur un champ de course ! Finit ! Nous integrons donc l’habitation et c’est le début d’une grande histoire d’amitié avec Charlène, Heloïse et Marion (Copine des filles, fille au pairs sur Sydney, avec nous tous les week end). On passe deux mois intenses entre rigolades, fous rires, soirées, confessions, partage des coups durs et de certaines decisions à prendre de leur côté. De quoi aiguailler un quotidien et un travail parfois un peu dur.
Quelle galère les enfants mais que de beaux souvenirs vous auraient. Et moi qui adore les chevaux, j aurais aimé vivre cette Experience avec vous’